Les spectacles culturels de Bonlieu

 

Une sélection de spectacles de danse et de théâtre vous sera proposée durant l’année. Elle pourra intéresser les enfants, les ados et les parents…
Nous accompagnons les enfants dans la limite des places disponibles, covoiturage pour les parents intéressés.
Les places sont à réserver à l’accueil du Foyer d’Animation.

Les spectacles sélectionnés :

Amour et psyché

mercredi 6 Décembre 2017 à 20h30

Omar Porras met au service de Molière sa science et son amour d’un théâtre fait de masques, de machinerie, de tulle et d’apparitions. Les anges volent, les comédiens empruntent à « la commedia » et Molière s’en trouve plus merveilleux que nature. Quoi, Psyché, simple fille de roi, serait plus belle que Vénus elle-même ? Et lui ravirait tous les cœurs ? La déesse de la Beauté ivre de colère enverra son fils Amour punir la belle insolente…
Méfiez-vous des colères de déesse ! Elles peuvent tout ravager sur leur passage. Mais que peuvent-elles contre la force du sentiment amoureux ? Psyché se verra imposer des épreuves, un voyage initiatique… Aventure d’une âme aux prises avec l’amour… De la première version du récit – par Apulée – à la pièce de Molière, du conte vu par la Renaissance à celui de La Fontaine, ou des adaptations pour livrets d’opéra, Porras s’empare de tout pour réaliser un somptueux condensé de mythe et de théâtralité. Dans un joyeux mélange de styles et d’esthétiques, il convoque les arts premiers, fiance les danses tribales aux courtisans du XVIIe siècle, l’art lyrique et la commedia. Musique, effets « spéciaux », pyrotechnie, la théâtralité se conjugue à l’infini pour offrir un spectacle bondissant, généreux et farceur. De l’émotion, de la poésie, la machinerie théâtrale dévoilée, des masques et, bien sûr, la patte et la maestria du Teatro Malandro : Porras le magicien, plus que jamais, nous émerveille.

De la démocratie en Amérique

jeudi 1er février 2018 à 19h00

Romeo Castellucci éclaire de beauté les plus grandes scènes européennes depuis plus de quinze ans et c’est toujours un événement de l’accueillir à Annecy. Avec son esthétique puissante et fascinante, il évoque ici le terreau originel de la démocratie en Amérique en s’inspirant librement de Tocqueville. Il était une fois en Amérique, paysans irlandais, puritains et Indiens sioux tous déracinés et misérables. Une culture va émerger en chassant l’autre et former les soubassements d’un nouvel ordre politique, d’une nouvelle croyance ?
1832. En Amérique. Ce grand pays où les nouveaux arrivants installent leur morale et leurs codes. Où ils affrontent un dur quotidien. Où les natifs de ces territoires, repoussés, s’en trouvent dépossédés. Tocqueville décrit tout cela. Et la naissance d’une toute nouvelle forme de démocratie, avec ses progrès… et ses dangers. Tocqueville ? Une force prophétique qui ose dénoncer le danger d’une démocratie basée sur l’individualisme, via la tyrannie de la majorité. C’est de cette matière qu’est né ce spectacle, comme la possibilité offerte d’un théâtre neuf, venant dire la tragédie des hommes, un théâtre comme un grand livre à feuilleter. Pour se laisser happer par les images. Politique ? Sans aucun doute. Mais c’est à travers nos sensations que le sens se révèle. Car « le théâtre a pour fonction première d’être le double obscur et nécessaire du combat politique et des formes que prennent les sociétés humaines ».

HÔTEL FEYDEAU

mercredi 28 février 2018 à 20h30

Tourbillons de quiproquos, coq-à-l’âne vertigineux, affrontement sauvage des unions en déconfiture… Vive Feydeau et ses hallucinants délires ! Pour dompter ce théâtre exacerbé, il fallait un grand maître du plateau. C’est avec une habileté diabolique et une jubilation féroce que le metteur en scène Georges Lavaudant plonge ses personnages dans un maelström haletant et burlesque. Une comédie des comédies menée tambour battant : c’est cruel, inattendu et savoureusement drôle !
C’est à l’hôtel Terminus que Feydeau, enfin divorcé, a commis ses dernières pièces, petits bijoux en un acte, autant d’étapes qui jalonnent la désagrégation progressive du couple. Georges Lavaudant en a extirpé la substantifique moelle. On purge bébé, Mais n’te promène donc pas toute nue, Léonie est en avance et Feu la mère de Madame… L’intimité conjugale en voie de décomposition est un ring permanent pour deux adversaires que plus rien ne peut réconcilier. L’ironie à vif de Madame se charge de moucher sévèrement les rêves de grandeur de Monsieur – qui le lui rend bien. Conformisme et indécrottable crétinerie ! Les pièces bien connues sont allègrement mélangées, passées dans l’impitoyable mixeur de maître Lavaudant ! Les ressorts de la mécanique Feydeau explosent en un formidable kaléidoscope sans cesse en mouvement. Pantomime précipitée, cauchemardesque numéro de cirque verbal : un terrifiant et désopilant concentré d’humour noir sur fond de cabaret coloré. Un rire ravageur qui emporte tout !

Mon prof est un troll

mercredi 21 mars 2018 à 19h00

Le collectif OS’O prête avec talent sa jeunesse et sa verve au texte jubilatoire de Dennis Kelly. Avec humour et originalité, cette pièce évoque la figure du monstre, les rapports adultes/enfants ou encore la nécessaire organisation collective pour faire face à une domination. Alors pas de pitié pour les trolls !
Max et Alice aiment par-dessus tout faire tourner leur institutrice en bourrique ! Mais leur quotidien est bientôt bouleversé par l’arrivée de leur nouveau maître, un troll… Sorti de nulle part, il impose son autorité en mangeant les enfants qui posent la question « pourquoi ? » ou en instaurant des règles ridicules comme manger des choux de Bruxelles au beurre de cacahuète. La résistance s’organise alors. Le jeune collectif d’acteurs réussit le pari de nous proposer une pièce (très) drôle mais tout aussi subversive !

Passion simple

mercredi 4 avril 2018 à 20h30

La saison passée, la jeune metteure en scène nous avait marqués avec son adaptation de King Kong Théorie, le texte coup de poing de Virginie Despentes. Elle revient en s’attaquant de nouveau à une figure majeure de la littérature contemporaine : Annie Ernaux et son roman Passion simple. Toujours sur la thématique de la sexualité et de ses tabous, Émilie Charriot signe une pièce sobre pour laisser place à l’émotion, brute.
Dans Passion simple, Annie Ernaux nous raconte son histoire d’amour, à sens unique, avec un homme marié. La dimension sociologique, présente dans toute son œuvre, décrit à la fois une expérience humaine individuelle et collective. Ce récit intime nous livre ce qu’il y a d’universel dans chaque expérience de vie. Le théâtre comme exutoire des passions, comme espace de soulagement cathartique.
Accompagnée de musiciens, Émilie Charriot, face au public, compose une mise en scène dépouillée où la simplicité est le maître mot pour laisser la place au spectateur de se raconter l’histoire qu’il souhaite.
Un théâtre sensible, libre, qui permet une connexion forte entre la salle et la scène.

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